Le colloque organisé par la Fondation s’appuyait sur de nombreuses interventions ainsi que sur des ateliers rassemblant pendant une heure et demie entre 8 et 10 personnes ayant choisi de se consacrer au sujet proposé.
L’atelier « gouvernance des organisations caritatives » rassemblait 9 personnes, toutes impliquées dans des associations chrétiennes humanitaires aux historiques très différents.
Au cours des communications présentées lors du colloque de la Fondation, une phrase avait été prononcée. Elle a constitué le point de départ des échanges : « L’écosystème des organisations caritatives est de plus en plus proche de celui des entreprises. ». Les entreprises et associations sont soumises aux mêmes lois, les responsables des associations les intègrent dans leur gouvernance …!
Pour les associations les plus anciennes, le nécessaire transfert des responsabilités à des responsables laïcs pose le souci de la pérennisation des valeurs et du modèle vertueux des créateurs. Il paraît indispensable pour tous que la question du sens reste au cœur des décisions du conseil d’administration qui prend la direction de l’association, ce qui suppose généralement le maintien d’une présence des responsables précédents.
Pour les associations les plus dynamiques, c’est le choix d’une gouvernance inclusive supposant de penser et agir ensemble qui sera le reflet du respect de la dignité humaine et de l’âme de l’association. Elle se révèle souvent à l’origine d’innovations organisationnelles bénéfiques tant pour les bénévoles que pour les accueillis.
Pour les plus récentes, il faut découvrir l’originalité d’une gouvernance, riche des outils de management venant du monde de l’entreprise, mais aussi respectueuse du temps long que suppose une écoute attentive de tous, accueillis et bénévoles. Certains pourront ainsi passer de la qualité d’accueilli à celle de bénévole mettant ainsi en valeur leur pouvoir d’agir.
Les relations avec les collectivités locales et l’État se sont durcies sous l’effet des contraintes financières. Les associations deviennent parfois des sous-traitantes de l’État ou d’une collectivité pour assurer le service aux plus pauvres…. Sans doute est-il nécessaire d’abandonner des positions de toute puissance et de ne pas négliger des coopérations sur le terrain qui mettent en avant le respect des principes de solidarité et de subsidiarité. Comme nous ont dit les Filles de la Charité Saint Vincent lors de notre visite apprenante : « on peut faire beaucoup avec rien ….».
Quelques-uns des membres de l’atelier !



