Que devient le métier de formateur à l’ère des intelligences artificielles génératives, quand on sait que les IAG sont aujourd’hui capables à la fois de produire des ressources qui peuvent accompagner l’action professionnelle de diverses manières et d’analyser la pratique du formateur en elle-même ?
Cette question fait partie des interrogations que l’équipe constituée dans le cadre de la réponse à l’appel à projets DPIA lancé par le ministère de l’éducation nationale étudie.
Les répondants ayant choisi de travailler selon la méthodologie d’une recherche-action, des petits groupes ont été formés pour suivre chaque terrain d’analyse.
Le colloque « Definum Effata » qui s’est tenu à l’université catholique de l’Ouest les 29 et 30 mai 2026, à Angers a été l’occasion d’abordé cette question pour Brian Begue, Doctorant en sciences de l’éducation à l’Université CY Cergy Paris, Thierry Hug, consultant en éducation, Inspecteur honoraire de l’éducation, Stela Raytcheva, Professeur(e) des universités, ISM-IAE, Université Paris-Saclay, et Marie Christine Monnoyer, Professeur(e) émérite des universités en sciences de gestion,, membre de la chaire Rodhain de l’ICT Toulouse.
L’article, issu de cette communication, analyse les effets de l’intelligence artificielle générative sur la réflexivité d’une conseillère pédagogique lors d’entretiens-conseils. À partir d’une recherche-action menée entre 2025 et 2026, l’étude examine cinq entretiens analysés par un assistant IA, puis discutés en autoconfrontation et en collectif de recherche. Les résultats montrent que l’IA rend visibles certaines routines professionnelles, notamment les types de relances, les tendances prescriptives et les angles morts de l’écoute. Sa valeur formative dépend toutefois de l’interprétation humaine et collective des rapports produits.
