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C’est le moment de réfléchir à notre consommation !

Radio Présence a proposé à quelques enseignants de la chaire Jean Rodhain de réaliser chaque semaine sur un sujet d’actualité, un « chronique éthique » de 3 minutes. Elles ont été diffusées entre mars et juin 2019. Retrouvez les ici dans leur intégralité !

Les chiffres relatifs aux émissions de gaz carbonique en France viennent d’être publiés. Ils ne sont pas bons, +1.7% en 2018.  De même, notre empreinte écologique, qui mesure la surface nécessaire à la production des biens et à l’absorption des déchets liés à notre consommation a elle aussi augmenté. Le lien est à faire entre pollution et consommation. En ce temps de carême, pouvons-nous nous interroger sur notre rapport à la consommation de biens et de services, puisque c’est leur production, leur usage ou leur destruction qui sont si lourds de conséquences en termes de pollution. Mais toute critique de la consommation n’est-elle pas scandaleuse aux oreilles de ceux qui vivent la pénurie ? La consommation n’est-elle pas indispensable au bien-être, et même au bonheur ?

Une partie de notre consommation s’explique par la nécessaire satisfaction de nos besoins. Mais où s’arrête le besoin, où se place le désir de consommer ? Plus les écarts de richesse sont mis en évidence, plus le désir de consommer s’emballe. Celui-ci est en effet dynamisé par la soif de reconnaissance, qu’il s’agisse de nous différencier les uns des autres ou plus sobrement de notre besoin de donner, car comme le disait Joseph Wrezinski, la véritable définition de la misère, c’est l’impossibilité de donner… Notre société est donc composée de ceux qui possèdent plus que ce dont ils peuvent user et ceux qui possèdent moins que ce dont ils ont besoin pour vivre. Les premiers doivent donc s’interroger sur l’incidence de leur consommation sur l’environnement .

Dans la mesure où mon rapport à l’environnement est pécuniaire, Je m’acquitte de la contribution, la taxe demandée et donc je paie pour la protection de la nature en fonction de mes envies. La taxe devient un droit à polluer au nom de ma liberté personnelle. Si je deviens un matérialiste, au sens noble du terme, je choisis l’objet parce qu’il est beau, bien fait, durable,  je l’entretiens, je recycle, je choisis le produit parce qu’il est naturel, équitable, je découvre l’économie circulaire dont la caractéristique est de chercher à produire plus de bien être avec moins de ressources naturelles et en minimisant les atteintes à l’environnement .

Mais nous le savons bien maintenant grâce aux théoriciens du marketing, nos choix de consommation sont orientés par le matraquage subtil de la publicité qui crée une familiarité dans notre cerveau entre une marque et un besoin. Nous nous retrouvons ainsi propriétaire d’un bien ou d’un service dont nous nous demandons quelques semaines plus tard pourquoi nous l’avons acheté.

Alors faisons-nous plaisir, orientons nos achats vers des objets dont nous serons fiers de la durabilité, dont la production comme la disparition aura été pensée dans le  respect de notre environnement. N’hésitons pas à louer, à acheter d’occasion. Résistons à l’obsolescence esthétique, Devenons matérialiste !!

 

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