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Comment nous informons-nous ?

Radio Présence a proposé à quelques enseignants de la chaire Jean Rodhain de réaliser chaque semaine sur un sujet d’actualité, un « chronique éthique » de 3 minutes. Elles ont été diffusées entre mars et juin 2019. Retrouvez les ici dans leur intégralité !

Pour de nombreux français, le début de soirée a été longtemps associé avec le 20 heures de TF1 ou d’antenne 2, écouter, regarder ou lire les nouvelles participe, en effet, au sentiment d’appartenance au pays, à la région ou à la ville.  Si 90% des français s’informent au moins une fois par jour[1],  les moins de 25 ans annoncent, pour près de la moitié[2] d’entre eux, ne pas suivre les nouvelles publiées dans les medias. Le nombre de titre de quotidiens est passé de 98 à 72 en 50 ans, le nombre d’exemplaires vendus a chuté plus lourdement encore. Certains évènements de toutes natures ont mis en évidence la propagation de fausses nouvelles ou de théories étonnantes (la terre serait plate .. ). Les  enquêtes relatives à la relation entre le public et les  médias font apparaître un manque de confiance quant à la qualité des informations transmises. Analysons ces situations, et leur effet principal

Nous pourrions retenir 3 causes à ces évolutions :

– une cause technologique : l’apparition du numérique a éloigné le lecteur du papier pour le conduire vers l’écran individuel

– une cause sociologique : La diffusion des smart phones (68 millions d’abonnés en France ) a permis à une très large partie de la population de devenir émetteur d’informations et non plus seulement récepteur d’informations, pour le meilleur ou pour le pire, en particulier du fait d’un anonymat possible. L’utilisation des supports numériques dans la recherche d ‘informations se matérialise par le recours majeur ,40 millions de visiteurs uniques en France, à la plateforme Google, qui en retour adresse aux internautes des propositions sur des sujets proches de leur questionnement, qui  ne les ouvrent pas sur des contradictions possibles et les conforte dans leurs opinions initiales.

– enfin, une cause économique : moins de lecteurs a conduit la presse à réduire ses coûts, à rechercher le sensationnalisme et donc à diminuer la qualité de son offre journalistique.

et maintenant l’effet principal

– La cour européenne des droits de l’homme, dans plusieurs de ses décisions, qualifie le journalisme, de « chien de garde de la démocratie », parce qu’il permet la confrontation des opinions dans l’espace public, à partir de faits vérifiés et largement mis à la disposition de tous. Sont cités en référence le célèbre « j’accuse » dans l’affaire Dreyfus ou les « Pentagon papers », à propos de la guerre du Vietnam…

Si le retour de la confiance dans la presse passe par le développement du journalisme d’investigation, la lutte contre les infox dépend de notre ouverture sur d’autres plateformes moins intrusives ainsi que du regard, de la vigilance de chacun pour qu’un usage dévoyé de l’internet ne nous prive pas de ces portes sur le monde qui se sont ouvertes il y a 30 ans.


[1] Mediamétrie 2016, cahiers français n°406 , octobre 2018, et 63% plus sieurs fois par jour.

[2] 49%

 

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